La place de la Concorde prend son nom actuel au coeur de la Révolution, en 1795, alors qu’elle a été le théâtre de quelques-uns des drames les plus mémorables de la période : exécutions de Louis XVI, de Marie-Antoinette, des Indulgents et de Danton, de Robespierre, Saint-Juste, etc.
Son nom est donc d’abord un espoir, un voeu pieux. Mais les mauvais souvenirs sont trop présents et il est question dès la Restauration d’une réhabilitation de la place de la Concorde via l’érection d’une statue de Louis XVI. Ce projet est évidemment inacceptable après la chute de Charles X.
C’est alors que la solution idéale semble se présenter aux décideurs français : le vice-roi d’Egypte s’apprête à offrir le fameux obélisque, ce que le roi Louis-Philippe accepte. Cet obélisque sera donc installé place de la Concorde, notamment afin de dépolitiser totalement celle-ci.
Divers aménagements s’ensuivent, avec l’édification en particulier des 2 fontaines et des statues de villes. Parmi ces villes se trouvent celle de Strasbourg, ce qui, dès 1870, redonne à la place de la Concorde toute sa signification politique. Elle devient alors un haut lieu des manifestations nationalistes, jusqu’en 1918 où une partie des festivités de la victoire s’y déroule.