L’avenue de Clichy part de la place de Clichy pour rejoindre la porte de Clichy. Elle fait donc partie des voies stratégiques permettant l’accès à l’une des 17 portes de l’enceinte Thiers qui enfermait alors la ville de Paris, ce qui la rend indispensable à la vie quotidienne des Parisiens de la Belle Epoque.
En conséquence, l’avenue de Clichy a alors vu se développer tout un réseau de transport en commun qui permet de :
- sortir de Paris ;
- accéder au centre de Paris, et notamment aux halles centrales ;
- faire le tour de la ville de Paris sans passer par le centre.
Une ligne de tramway court ainsi dans l’avenue de Clichy. Le premier tramway parisien, tiré par des chevaux, est apparu en 1854. Au 19ème siècle, les tramways sont électrifiés.
Des omnibus hippomobiles aux autobus à moteur !
L’avenue est également dotée d’une station de bus. Le début du 20ème siècle voit coexister les omnibus hippomobiles et les autobus à moteur. Sur la vidéo, nous voyons distinctement des bus à impériale. Ceux-ci ont roulé dans les rues de Paris de 1906 à 1911. Jugés trop dangereux, ils ont ensuite été supprimés.
Les omnibus comment les autobus étaient gérés par la Compagnie Générale des Omnibus, créée pour uniformiser ces transports parisiens. Avant 1891, la journée d’un cocher de la compagnie se déroulait de la façon suivante : arrivé à 6h, il était alors tenu de vérifier l’état du véhicule et des chevaux. Toutes les 3h environ, il descendait de son coche et on procédait à ce moment au changement des chevaux. La journée se terminait vers minuit.
Il était en outre aidé par le receveur, qui contrôlait les passagers, le contrôleur, qui surveillait les horaires du cocher, et le côtier, qui aidait les chevaux quand les pentes se révélaient trop difficiles à passer.
La grève de 1891 entraîna les premières améliorations des conditions de travail et celles-ci allaient aussi bien sûr évoluer à partir de l’introduction des véhicules à moteurs.
Faire le tour de Paris en train
L’avenue de Clichy était également dotée d’une gare qui appartenait à la ligne de chemin de fer de la petite ceinture. Cette dernière suivait plus ou moins le tracé des boulevards des maréchaux et encerclaient totalement Paris. Elle permettait donc aux voyageurs comme aux marchandises d’éviter la traversée de la capitale.
Enfin, à deux pas de cette avenue se trouvaient les ateliers et la gare aux marchandises des chemins de fer de l’Etat. Les ateliers servaient essentiellement à la réparation et à la construction des wagons.